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GHOSTWRITER EXÉCUTIF : POURQUOI LES DIRIGEANTS FONT APPEL À UNE PLUME PROFESSIONNELLE

GHOSTWRITER EXÉCUTIF : POURQUOI LES DIRIGEANTS FONT APPEL À UNE PLUME PROFESSIONNELLE

Le temps, les mots justes, la confidentialité. Ce que les dirigeants cherchent chez une plume, et ce qu'ils y trouvent.

Le temps, les mots justes, la confidentialité. Ce que les dirigeants cherchent chez une plume, et ce qu'ils y trouvent.

PAR

Andy DEVRIENDT, Managing Partner

7

minutes

Il est 18h30. Un dirigeant me contacte en urgence.

« J'ai un discours à prononcer lundi matin devant 200 personnes. Je manque de temps pour le rédiger moi-même, et je refuse un texte générique. Il faut que ça sonne comme moi, avec mes convictions, sans jargon, sans approximation. »

Trois jours plus tard, le discours est prêt. Validé. Prononcé sans accroc. Cette scène, je la vis plusieurs fois par mois. Depuis vingt-cinq ans.

Qu'est-ce qu'un ghostwriter exécutif fait vraiment ?


Un ghostwriter exécutif – une plume de dirigeant, dans le vocabulaire français – est un partenaire qui modélise la vision d'un CEO, d'un président ou d'un membre de comité exécutif en quelques échanges, et en tire les mots que ce dirigeant aurait voulu trouver lui-même. Il tient un poste auprès de la personne, là où un rédacteur exécute une commande.

Ce que ça demande concrètement : comprendre les rapports en présence, les non-dits, les tensions invisibles. Voir ce que le dirigeant veut dire et ce qu'il doit taire. Trouver la forme qui fait passer les deux.

Ce que ça produit : des discours d'assemblée générale et de congrès professionnel. Des notes stratégiques pour des annonces difficiles. Des éléments de langage pour des sujets sensibles. Des tribunes qui installent une autorité publique durable. Et, depuis peu, la parole qui répond à une attaque réputationnelle, dans les heures qui suivent – ce que l'on appelle désormais la contre-influence.

La confidentialité est totale. Toujours.
Ce qui se dit reste entre le dirigeant et sa plume.

Pourquoi les CEO et les dirigeants font-ils appel
à un ghostwriter exécutif ?

Trois raisons reviennent, d'un dirigeant à l'autre.


1) Récupérer du temps, le seul actif qui ne se renouvelle pas

Un dirigeant qui passe trois heures sur un discours perd trois heures de décision stratégique. C'est une question de priorité, jamais de capacité. Un membre de comité exécutif me confiait récemment : « Votre intervention m'a rendu deux jours. Deux jours que j'ai consacrés à ce que personne d'autre ne pouvait faire à ma place. » C'est exactement ça.


2) Trouver les mots justes pour les moments qui ne pardonnent pas

Certains sujets refusent l'approximation. Une restructuration. Une prise de fonction : les cent premiers jours se jouent sur la première parole. Une crise, une attaque. Un discours devant des pairs qui vous jugent en quatre-vingt-dix secondes. Dans ces moments-là, le texte doit être juste. Pas correct : juste. La nuance entre les deux se mesure en crédibilité perdue ou gagnée pour des années.

J'ai rédigé des prises de parole pour des décisions qui touchaient des dizaines de milliers de personnes. Ces moments-là, je les garde. C'est pour ça qu'il m'arrive, au milieu d'un entretien, de poser mon stylo et de demander : « Vous êtes sûr ? » Parfois la réponse change tout.


3) Garantir une confidentialité absolue

Les enjeux stratégiques se partagent avec très peu de personnes. Un ghostwriter exécutif travaille comme un avocat d'affaires, sous secret total, le plus souvent sous NDA – société cotée, fusion, plan de transformation. C'est une façon d'être avant d'être une clause.

Ghostwriter ou IA : que confier à qui ?


L'IA écrit. Vite. Correctement. Sur n'importe quel sujet. Je l'utilise moi-même, comme outil, jamais comme plume.

La différence est simple : l'IA optimise un texte. Un ghostwriter exécutif porte la responsabilité de ce qui sera dit, et de ce qui doit rester tu. L'IA ignore qu'un dirigeant est sur le point de se trahir publiquement. Elle voit mal son visage changer quand une formulation touche quelque chose de vrai. Elle décide rarement qu'une phrase, pourtant bien écrite, doit rester dans le tiroir.

C'est une question de ce qu'on confie à qui.
On confie à l'IA ce qui peut être optimisé.
On confie à un ghostwriter exécutif ce qui doit être juste du premier coup.

Comment travaille un ghostwriter exécutif ?

En trois étapes. L'immersion : avant d'écrire, je comprends : les enjeux, le ton, les contraintes, ce qui peut être dit et ce qui doit rester dans le cercle. Cette étape prend du temps ; c'est elle qui fait que le résultat ressemble au dirigeant et non à moi. La rédaction : une première version, écrite pour ressembler à ce que le dirigeant aurait écrit lui-même, avec le poids qu'il aurait eu du mal à lui donner seul. La finalisation : après ses retours, j'affine jusqu'à ce que ce soit exact. Pas bien : exact.

La méthode complète, les formats, les prix du marché et les six critères de choix sont détaillés dans le guide de la plume de dirigeant (à lire dans cette rubrique).

Quand faire appel à un ghostwriter exécutif ?

Quand vous devez annoncer une décision difficile : restructuration, changement de cap, fusion. Quand vous préparez une prise de parole à fort enjeu : assemblée générale, congrès professionnel, médias. Quand vous voulez exister publiquement : tribunes, LinkedIn, prises de position sectorielles. Quand votre parole devient une défense, et que la réponse est attendue en heures. Et quand vous sentez l'écart entre ce que vous pensez et ce qui sort sur le papier.

Ce dernier cas est le plus fréquent. Et le moins avoué.

Ce que vingt-cinq ans m'ont appris

J'ai été la plume de plus de cent dirigeantes et dirigeants. Des CEO et des membres de comité exécutif du CAC 40. Des présidents de fédérations professionnelles. Des dirigeants d'ETI en transformation. Des patrons de PME qui prenaient la parole publiquement pour la première fois. Avant cela, j'ai dirigé : trois entreprises fondées, deux cédées. C'est ce qui change la nature des questions que je pose.

Pour moi, seule la personne compte.
Le titre et la taille de l'organisation viennent après.

Ce que j'aime par-dessus tout : voir leur visage quand ils se découvrent sous l'angle de ma plume. Quand ils me remercient, je leur réponds toujours la même chose : « De rien. C'est ce à quoi je m'étais engagé. »

Si vous avez quelque chose à dire, et besoin que ça compte, parlons-en.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un ghostwriter exécutif ?

La plume d'un dirigeant : la personne qui prépare, avec un CEO, un président ou un membre de comité exécutif, les discours, tribunes et prises de parole qu'il signe. En français, on dit plume de dirigeant ; le poste le plus juste s'appelle conseil en influence exécutive.

Quelle différence entre un ghostwriter exécutif et un ghostwriter LinkedIn ?


Le ghostwriter LinkedIn écrit des publications, à l'unité.
Le ghostwriter exécutif prépare des décisions qui prennent la forme de textes, avec le dirigeant lui-même, dans une relation continue.

Un ghostwriter exécutif peut-il répondre
à une attaque ?

Oui, c'est devenu une partie du métier : distinguer la crise de l'attaque, préparer la parole du dirigeant avant, et la porter dans les heures qui suivent. On parle de contre-influence à hauteur de dirigeant.

Combien coûte un ghostwriter exécutif ?

Sur le segment des dirigeants de grands groupes, entre huit et quinze mille euros par mois en relation continue. À l'acte, un discours de deux à huit mille euros. Le détail se trouve dans le guide de la plume de dirigeant.


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Andy Devriendt · Managing Partner, Devriendt & Partners · Conseil en influence et contre-influence exécutive · Ancien dirigeant, plume de plus de cent dirigeants · CELSA Sorbonne, Executive MBA IAE Aix


Pour échanger sur votre prochaine prise de parole : ad@devriendt-partners.com

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